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par Ruth Warick

Notre association nationale, l’Association des malentendants canadiens, est une force directrice au sein de notre organisation internationale soeur, l’International Federation of Hard of Hearing Persons (IFHOH).  Dr Marilyn Dahl a été la première Canadienne à assurer la présidence de l’IFHOH, de 1992 à 1994. Dr Charles Laszlo l’a suivie de 1994 à 1996. Maintenant, 14 ans plus tard, j’ai le privilege d’assurer la présidence de l’IFHOH depuis le 20 juin 2010.

En conséquence, notre pays détient le record du plus grand nombre de présidents de l’IFHOH – une importante statistique qui souligne notre engagement à l’endroit de l’IFHOH. Je suis également enchantée que Carole Willans ait pris en charge la rédaction de l’IFHOH Journal, devenant la troisième Canadienne à éditer le Journal, Marilyn et moi l’ayant précédée.

C’est important pour moi d’avoir été élue présidente à Stockholm, Suède, où j’ai assisté à ma première conférence de l’IFHOH il y a plus de 25 ans, en 1984. À l’époque, je n’avais eu qu’une semaine de préavis pour obtenir mon passeport et préparer le programme de voyage et le mettre à exécution! C’est alors que je suis devenue une fervente adepte de l’IFHOH parce que j’adorais l’ambiance et la confrérie internationals en plus de séances éducatives et documentaires.

Membre du conseil d’administration de l’IFHOH depuis 2006 à titre de secrétaire générale, j’ai moimême observé les formidables efforts que l’IFHOH a produits pour être acceptée dans la communauté internationale. Notre président sortant, Jan-Peter Strömgren, a été président de l’International Disability Alliance l’année dernière et il a travaillé fort avec le personnel de l’IDA afin de doter l’organisme d’une solide base financière. Mon élection cet été en qualité de trésorière de l’IDA est un autre atout favorisant la reconnaissance de l’IFHOH comme contributeur sur la scène internationale.

Une de mes priorités en tant que présidente de l’IFHOH est de continuer à répandre les enjeux concernant les personnes malentendantes aux Nations Unies, étant donné qu’il s’agit d’un organisme ayant un large rayonnement et des relations avec des pays du monde entier. L’organisme est également chargé d’éduquer et de promouvoir la mise en application du traité de la Convention des NU relative aux droits des personnes handicapées (CDPH) au sein des États membres qui ont ratifié la Convention. Le Canada fait partie de cette liste.

Dans le cadre du travail de l’IFHOH en matière de défense des droits à l’échelle internationale, nous avons récemment préparé un document sur l’accessibilité pour la Conférence des États adhérant à la CDPH. Ce groupe a organisé une journée de discussion sur l’accessibilité le 7 octobre, à Genève, à laquelle a assisté Ulf Olsson, secrétaire général de l’IFHOH. L’article 9 de la CDPH traite de l’accessibilité et le document de l’IFHOH a été conçu pour souligner les enjeux importants pour notre communauté dont il est question dans l’article 9. Cinq recommandations ont été élaborées comme suit :

Recommandation 1:

Les propriétaires de bâtiments et les parties concernées doivent assurer un bon environnement acoustique, c’est-à-dire faible réverbération et faible fond sonore.

Recommandation 2:

Tous les systèmes de sonorisation, y compris dans les ascenseurs, doivent également offrir un dispositif facilitant l’écoute ou une boucle d’induction. La boucle d’induction devrait être conforme à la norme 60118-4:2006 CEI – Systèmes de boucles d’induction utilisées à des fins de correction auditive.

Recommandation 3:

Toute l’information communiquée oralement doit également être présentée visuellement. Cette mesure est spécialement importante dans les situations d’urgence.

Recommandation 4:

Tous les systèmes d’alarme doivent donner l’alerte par mode acoustique et au moyen de lumières clignotantes. Dans les hôtels et d’autres endroits, l’alarme doit également être donnée par contact physique, par exemple un appareil vibrateur branché au système d’alarme et placé sous l’oreiller.

Recommandation 5:

L’interprétation sous forme de texte devrait être assurée dans les systèmes de communication publique et comme moyen d’accès. Dans de nombreuses situations, l’équipement facilitant l’écoute est insuffisant et les personnes malentendantes ont donc besoin d’interprétation sous forme de texte (sous-titrage en temps réel). L’interprétation sous forme de texte pour les spectacles télévisés et les diffusions publiques est également essentielle. Ces recommandations découlent des lignes directrices de l’IFHOH sur l’accessibilité qui sont présentées sur le site www.ifhoh.org. Le message clé est que « l’accessibilité et l’inclusion concernant les personnes malentendantes devraient constituer un element principal de la planification, de la conception, de la mise en oeuvre et du déploiement sociaux », et c’est le message que moi, en qualité de neuvième president de l’IFHOH, je diffuserai durant les deux prochaines années de mon mandat. Je suis impatiente de reliever le défi et de réaliser des progrès au nom de millions de personnes malentendantes du monde entier.

Par Marilyn Dahl

La réponse, chers amis, est “papier collant”.  Appelez-le “Scotch Tape”, ou “3M”, ou “Marque sans nom”, ou même “ruban chirurgical”. Quelque chose de transparent de préférence, pour des raisons esthétiques.

“Mais quelle est la question?” demandez vous. La question est, “Que puis-je faire pour que tienne en place l’unité de traitement de la parole de mon implant cochléaire durant les rencontres intimes?” On relève diverses situations dans lesquelles des stratégies doivent être employées pour éviter que l’unité de traitement de la parole ne soit délogée. On peut établir les catégories suivantes:

Situations médicales/chirurgicales.

Il est maintenant courant que le patient porte son appareil durant une chirurgie et le dispositif doit évidemment être solidement maintenu en place.

Situations d’activités sportives

Comme navigation de plaisance, randonnée pédestre, jogging.

Situations relatives à la sécurité et à la protection.

Par exemple, lorsque je garde mes petits-enfants toute la nuit, je fixe mon appareil avec du ruban adhésif pour le porter toute la nuit. Je le ferme pour profiter d’un sommeil plus profond, mais je peux facilement le rallumer lorsqu’une petite silhouette apparaît près de mon lit au milieu de la nuit, en quête d’attention.

 

Situations intimes

Ces “rencontres intimes du type humain”, au lit par exemple, ou meme simplement en faisant un câlin à une personne ou en la serrant dans ses bras – qui n’a pas accroché son unité de traitement de la parole et peut-être même ne l’a pas fait tomber par terre dans une telle situation?

En résumé, dans pratiquement touts les situations dans lesquelles votre appareil peut être délogé, je preconize l’utilisation de ruban adhésif pour ancrer votre appareil auditif de manière sûre et discrète. Quant au retrait de ce ruban adhésif de votre oreille – et en suite vos cheveux, il n’implique que peu de ruban – ou de cheveux. Un bien petit inconvénient passager pour protéger un précieux appareil.

Les audiologistes que j’ai consultés (toujours consultez les experts, professionnels et consommateurs) ont recommandé un bandeau et m’ont envoyée sur le site Web des implants cochléaires qui propose des bandeaux pour enfants. Des consommateurs mentionnent sur un site traitant des implants cochléaires l’utilisation d’un bandeau pour la pratique de sports. Je suppose que cette méthode est preferable pour les enfants et convient aux adultes qui pratiquent un sport. Mais qu’en est-il dans des situations plus tendres et intimes? Ça peut allez si un bandeau vous va bien, si vous transpirez beaucoup et si vous n’êtes pas exigeant quant à l’aspect esthétique. En ce qui a trait aux rencontres intimes, une autre question a été posée, cette fois par un utilisateur d’appareil auditif. “Que puis-je faire en ce qui concerne la réaction acoustique lors de conversations sur l’oreiller?” a demandé le jeune homme arborant des appareils contour d’oreille bilatéraux. Pour obtenir des réponses à cette question délicate, j’ai de nouveau consulté les experts. Le spécialiste en appareil auditif n’avait pas de solution à offrir. Il a expliqué qu’avec les modèles numériques de grande puissance d’aujourd’hui, il est impossible d’éviter toute reaction acoustique lorsque l’oreille est à proximité d’une autre personne ou d’un objet – comme un oreiller.

Un consommateur malentendant a émis des idées plus pratiques concernant ce problème. Les suggestions comprenaient le port d’un seul appareil auditif en laissant cet appareil dégagé. Ce que moi je suggère est d’employer une collerette plutôt qu’un oreiller.

Nous adorons nos appareils auditifs. Nous pouvons tous ne pas être pleinement satisfaits de leur performance individuelle en toutes circonstances mais, tout compte fait, nous savons que nos appareils auditifs sont essentiels pour communiquer… y compris pour entendre, en tout confort, ces doux petits murmur.